L’humour est le plus court chemin d’un homme à un autre.
    Wolinski

    Pour en finir
    avec la question juive

    jeudi 11 mars, 10h et 13h30

    Durée : 1h20 (+ rencontre)
    P.A.F. : GRATUIT
    Espace Théâtre
    Dossier d’accompagnement
    Public : à partir de la 4e secondaire

    de Jean-Claude Grumberg

    par  le Théâtre Le Public et Panache Diffusion
    mise en scène  Michel Kacenelenbogen
    assistanat à la mise en scène Catherine Israël
    avec Itsik Elbaz et Frederik Haùgness

    Alors que deux voisins se croisent tous les jours dans la cage d’escalier de leur immeuble, l’un questionne l’autre sur son judaïsme. Durant 9 rencontres, les interrogations vont droit dans les clichés.

    L’auteur Jean-Claude Grumberg a l’art de faire léger avec du lourd : il fonce dans les idées reçues, met son grain de sel dans les tabous, ose mettre sur la table les sujets à éviter dans une discussion entre voisins. Servi par des acteurs fantastiques, son texte est désopilant et audacieux. Résultat ? Juif ou pas, on rit de nos étiquetages, faciles et superficiels, de notre ignorance, de nos réactions, on rit un peu de nous et un peu de tout, on rit jaune, peut-être, mais on rit... puis on remet le débat sur le tapis ! À mettre entre toutes les mains, urgemment.

    Le spectacle donne à voir ces deux êtres humains, de cultures différentes, avec leurs failles et leurs forces, qui nous font rire, nous émeuvent, nous questionnent et nous indignent face à l’intolérance et à l’ignorance. Deux êtres qui tentent de survivre et de coopérer dans ce monde inhumain, de donner du sens à leur existence et qui, en fin de compte, ne sont pas si différents... puisqu’ils sont humains.

    Il n’est pas question ici de faire l’apologie du judaïsme ou de ridiculiser celui qui décide de se convertir.

    Tout comme l’auteur refuse de nommer ses deux protagonistes, pour ne pas «étiqueter» ou restreindre tous les possibles de l’être humain, la mise en scène s’axe sur cette infinie et multiple identité que nous portons tous en nous, qui nous rassemble et nous unit. Et qui finalement unira en partie les deux protagonistes. Car il s’agit ici surtout d’une volonté de part et d’autre de s’entendre, malgré ses différences et ses désaccords.

    Le théâtre est le lieu du détour.
    Parler de la violence, de la barbarie, de l’indicible, de l’obscène, avec dérision, au travers des rires, et de métaphores significatives, c’est indiscutablement la force du théâtre et de sa poésie. Sa liberté aussi...