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Je suis un poids plume

mardi 12 février, 13h30

Durée : 1h
P.A.F. : 5€
Espace Théâtre
Dossier d’accompagnement
Rencontre avec l'équipe artistique à l'issue de la représentation (à confirmer)

5e secondaire et +

de et avec Stéphanie Blanchoud
par Totou asbl
en coproduction avec Wild
Productions asbl,
Poppins Productions asbl
et le Théâtre des Martyrs

Au-delà du thème central de la reconstruction de soi, le spectacle traite, par les approches de la boxe et du voyage, du lien qui existe entre le physique et le mental, entre le corps et l’esprit. Il permet également d’aborder des thèmes de l’ordre de la relation à l’autre : violences morales, force du sentiment, etc.

Synopsis

Je suis un poids plume raconte l’histoire d’une jeune femme qui, après une rupture amoureuse, se retrouve confrontée à la violence morale d’être remplacée par son compagnon alors qu’elle est dans son propre processus du deuil de la relation.

Tu as déjà quelqu’un d’autre...
Ni question, ni exclamation, un simple constat avec tout le déchirement qui l’accompagne. Dans la différence d’investissement dont l’Absent témoigne, la réalité et l’importance de leur relation se délitent. C’est comme un coup en pleine poitrine qui rompt le souffle, fait perdre le rythme du combat et fait éclater tout ce sur quoi on s’était construit. La jeune femme s’effondre.

C’est là qu’elle rencontre la boxe. À travers ce sport, à travers le dépassement de soi qu’il exige, elle se reconstruit. Seule. Pour elle-même. Ses nouvelles armes lui permettent d’affronter l’Absent et les Autres, en dehors du ring et de ses codes.

Mais le combat continue. Le combat pour soi. Le combat pour dépasser la sur-vie. Le combat pour la Vie.

De l'autobiographie à la fiction

(...) J’ai décidé de partir de mon histoire et de m’en éloigner pas à pas sans tout à fait la perdre mais pour la rendre plus universelle : une jeune femme décide un jour d’ouvrir la porte d’une petite salle de boxe située à l’arrière d’un petit immeuble, dans une cour, en plein coeur de Bruxelles. Elle décide d’y entrer, de regarder. Elle décide de revenir. Elle décide d’apprendre, guidée par une envie, plutôt par un besoin un peu inexplicable. Elle décide d’apprendre à boxer, d’apprendre à ne pas baisser les yeux, d’apprendre à recevoir des coups, d’apprendre à les rendre, d’apprendre à esquiver, d’apprendre à passer au-dessus de la douleur. Elle décide qu’à partir de là, rien ne sera plus tout à fait pareil.
Le point de départ : une séparation. C’est le choc. Frontal. Il n’y a pas d’autre choix que de «rentrer» en boxe. Nettoyer. Oublier. Oublier cet autre avec lequel elle faisait deux et qui prend la place de l’absent. Nettoyer la trace de sa peau, la trace de son corps, la trace de ses mains, renaître à travers l’épuisement au fil du temps qui passe, au fil de la rigueur et de la difficulté engendrée par ce sport, retrouver peu à peu un rythme de croisière, se «ressentir» en vie.
Stéphanie Blanchoud, auteure et comédienne.