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Un tailleur pour dames

lundi 23 mars, 13h
mardi 24 mars, 13h (option)

Durée : 1h40 (+ rencontre)
P.A.F. : 10€
Espace Théâtre
Dossier d’accompagnement
Public : à partir de la 5e secondaire

de Georges Feydeau
par la Compagnie Belle de Nuit
coproduction : l’Atelier Théâtre Jean Vilar et le Théâtre Royal du Parc
mise en scène : Georges Lini
avec France Bastoen, Isabelle Defossé, Stéphane Fenocchi, Michel Gautier, Louise Jacob, Thierry Janssen, Marie-Paule Kumps, Eric De Staercke

Quand on aime le comique au théâtre, il n’y a pas mieux que Feydeau et sa mécanique implacable ! Ça virevolte à un rythme d’enfer, ça court, ça se cache, ça se débat. Et au-delà du rire, on perçoit le portrait acide d’une époque pas si éloignée de la nôtre...

Tout réussit à Moulineaux, jusqu’à ce Bal de l’Opéra ! Il n’a pas dormi chez lui, occupé toute la nuit à attendre son éventuelle future maîtresse. Au petit matin, sa femme Yvonne attend des explications. Par chance, Bassinet, un ami, vient lui demander un service. Et s’il devenait son alibi ? De quiproquos en mensonges, face à sa femme, sa belle- mère, le mari de sa maîtresse, l’amante de celui-ci qui fut jadis la sienne, Moulineaux est emporté dans un tourbillon d’événements qu’il essaie de maîtriser tant bien que mal.
On peut compter sur le talent et l’inventivité de Georges Lini pour proposer un Feydeau étonnant, ludique et contemporain. Dans un décor qui réserve quelques surprises, nos huit comédiens complices s’en donnent à coeur joie.

Dans les mises en scène traditionnelles de Feydeau, les portes claquent. L’idée géniale ici est d’avoir transformé les portes en trappes, le ver4cal en horizontal. A chaque apparition, les personnages surgissent du sol comme des automates. Le plateau s’inclinant de plus en plus au fur et à mesure, sauver les apparences à tout prix devient aussi un exploit spor4f où l’on s’agrippe, se démène et s’affale. Les mots ont perdu toute vraisemblance et ne révèlent que le vide, les protagonistes abandonnent la par4e, pantelants. La pièce nous apparaît finalement comme une sorte de "cauchemar gai" qui montre du doigt une bourgeoisie décadente et des personnages/cobayes en souffrance, sortes d’animaux de laboratoire livrés aux rires des spectateurs.

Cette folle aventure est rendue possible grâce à une équipe parfaitement soudée de huit comédiens épatants, bien rodés à la comédie mais qui ne versent jamais dans la caricature.
Dominique Mussche, RTBF.

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