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L'entrée du Christ à Bruxelles

mardi 19 mars, 13h30

Durée : 1H10
P.A.F. : 5€
Espace Théâtre
(350 places)
Dossier d’accompagnement
Rencontre avec l’équipe artistique à l'issue de la représentation

5e secondaire et +

de Dimitri Verhulst

par la Cie Belle de Nuit et l’Atelier 210 

adaptation et mise en scène : Georges Lini

avec Eric De Staercke

Les Thèmes
Critique de société, ironie, humour, one- man-show

Synopsis

Le Christ est revenu ! Et comme l’avait imaginé James Ensor, il a choisi Bruxelles pour son grand retour. Le 21 juillet qui plus est ! Tandis que l’Église se prépare à rendre des comptes, le pays accueille la nouvelle avec allégresse; le Manneken Pis se pare d’une couronne d’épines, les chauffards changent de ton, les quartiers fleurissent. C’est l’effervescence au sein des différents gouvernements réunis à Val Duchesse. Car la venue du Christ n’est pas sans créer des problèmes linguistiques : qui accueillera le Sauveur ? Et dans quelle langue ?

Georges Lini, séduit par le regard corrosif de Dimitri Verhulst, s’empare de cette farce sans concession et nous envoie son messager colporter la bonne nouvelle : Le Christ est revenu ! En quelques ”stations”, le spectacle explore ce que cette annonce porte en elle d’espérances et de questionnements, et dessine avec insolence et tendresse le portrait de notre Belgique et de notre société. Mais faut-il donc l’arrivée d’un Dieu pour rendre le monde meilleur ?
Préparation nécessaire

Presse

Au fil de 14 stations, Dimitri Verhulst pose un regard férocement drôle sur la Belgique et ses dysfonctionnements : la complexité absurde de nos institutions, le pouvoir de l’Eglise (le livre a été écrit à l’époque des scandales de pédophilie au sein du clergé belge), avec au passage des coups de griffe au nationalisme flamand (auquel il a lui- même tourné le dos en allant habiter en Wallonie) ou à la famille royale. Mais il va plus loin encore : ce sont nos comportements égoïstes qu’il fustige, nos replis identitaires, notre rejet de l’autre (avec humour, toujours). Et au final, cette question : faut-il attendre la venue d’un dieu pour rendre le monde meilleur ?

On est heureux de retrouver Eric De Staercke seul sur les planches. Ce texte lui va à merveille : il peut y exercer son talent d’humoriste pince-sans-rire, et parcourir, de sa généreuse présence, les stations de ce corrosif chemin de croix. Le metteur en scène Georges Lini joue de toutes les qualités de son acteur pour nous offrir un spectacle drôle et percutant, accompagné pour (presque) seule scénographie, d’images vidéos bien choisies qui font puissamment résonner le comique des situations.
Dominique Mussche, RTBF.